Le féminisme

Égalité
femmes-hommes

Le féminisme est un mouvement associé à une action politique et sociale en faveur de l’émancipation des femmes, de leurs droits et de l’égalité des femmes et des hommes. 

Dans le monde entier, les femmes luttent et ont toujours lutté pour leurs droits. C’est ainsi qu’elles ont pu faire progresser notoirement leurs conditions. 

Il existe plusieurs courant de pensée féministes.

ÉGALITÉ FEMMES-HOMMES EN FRANCE

« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. » tel est l’article premier de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948. 

L’article 2 dispose que : « Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation (…) »

En France, la Constitution de 1946 a inscrit l’égalité entre les femmes et les hommes en préambule : « La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme ». 

Dans les faits, l’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas acquise, malgré des avancées dues aux mobilisations des féministes et leurs allié·es. Les attaques sur leurs droits fondamentaux sont toujours présents.

La société est toujours patriarcale dans sa structure et dans ses fondements. Cela signifie qu’elle est encore très majoritairement pensée, dirigée, pour et au bénéfice des hommes, avec une organisation, des représentations individuelles et sociétales, des normes sociales, des stéréotypes de sexe dans de nombreux domaines.

Ce sont des éléments discriminants, qui continuent à être véhiculés par la culture et inculqués dès le plus jeune âge.

Vers une égalité réelle entre les femmes et les hommes

Pour atteindre cet objectif d’égalité réelle entre les femmes et les hommes, il convient de militer en faveur d’une égalité dans tous les domaines, comme : 

  • la sphère professionnelle (égalité salariale car une femme gagne en moyenne 11 % de moins qu’un homme en Martinique, 25% en France)*, égal accès aux postes et professions, égal accès aux emplois à temps complets…) ; 
  • la sphère personnelle et familiale (répartition des tâches domestiques, responsabilités familiales, soins apportés au seniors … ;
  • la représentation politique ;
  • la visibilité du sport féminin ;
  • les représentations et stéréotypes de genre (élimination des violences faites aux femmes, des agressions sexuelles et sexistes) car les stéréotypes de genre qui alimentent les discriminations et violences.

Pour arriver à l’égalité, cela nécessite de mener des politiques différenciées permettant de déceler, constater, rattraper, compenser le retard et/ou les discriminations dont sont victimes les femmes.

C’est pourquoi des approches de genre, c’est-à-dire qui prennent en compte les situations différentes des femmes et des hommes (au travail, à la maison, dans le transport, les violences, la précarité …), sont nécessaires.

*chiffres INSEE 2015

 

Nommer la domination masculine

Le sexisme

Le sexisme est un comportement de discrimination qui vise les femmes en tant que femmes.
Ex. : certains métiers interdits aux femmes, injures et blagues sexistes (blondes).

Le machisme

Le machisme est une attitude considérant que les hommes sont supérieurs aux femmes.

Le patriarcat

Le patriarcat désigne un mode d’organisation sociale où le père, le chef de famille, et par extension les hommes, sont dépositaires de l’autorité. Certaines sociétés sont dites matriarcales.

La phallocratie

La phallocratie constitue la domination politique, sociale, culturelle, symbolique exercée par les hommes sur les femmes.

La matrifocalité

La matrifocalité est le mode relationnel dans lequel foyers et familles sont organisés autour de femmes qui deviennent responsables, aux yeux de la société, de l’éducation des enfants, de leur réussite et par extension de leurs « déviances ».  

En savoir plus

http://www.adequations.org/spip.php?article362

https://www.un.org/fr/sections/what-we-do/protect-human-rights/index.html

https://journals.openedition.org/lhomme/24691

Actus féministes

Le féminisme
en Martinique

Le féminisme est un mouvement de pensée associé à une action politique et sociale en faveur de l’émancipation des femmes, de leurs droits et de l’égalité des femmes et des hommes. 

Dans le monde entier, les femmes luttent et ont toujours lutté pour leurs droits. C’est ainsi qu’elles ont pu faire progresser notoirement leurs conditions.

L’Union des Femmes de Martinique est la première association féministe du territoire. L’histoire du féminisme local se confond, à ses débuts, avec celle de l’association.

Ses orientations se retrouvent dans ses valeurs

Femmes de Martinique

Matrimoine, héritage culturel et historique légué par des générations de femmes

Depuis 1994, l’UFM a choisi d’emprunter, la route des « silences de l’histoire ». L’objectif est de rendre visibles les femmes qui ont fait l’histoire de la Martinique et de la Caraïbe.

Travailler sur le matrimoine c’est l’histoire d’un engagement, celui de l’UFM, de parler des femmes dans l’histoire, à travers des femmes exemplaires, des héroïnes d’ici et proches de nous : Toto Bissainthe, Lumina Sophie, Solange Fitte-Duval, Jane Lero, Yvette Mauvois, Gerty Archimède, Suzanne Roussi…

Mais aussi de valoriser des groupes sociaux de femmes, « héroïnes du peuple au quotidien » qui ont contribué à construire la société martiniquaise : femmes insurgées, charbonnières, ouvrières…

Cet engagement à mené à la création de la revue « Femmes d’hier, combats aujourd’hui » dont les deux premiers numéros déjà parus retracent l’histoire de :

Femmes de
la Caraïbe

Femmes
d’ailleurs

Féminism
oliwon latè

Solidarité avec la députée brésilienne Isa Penna : signons la pétition contre son agresseur

La députée Isa Penna (PSOL de São Paulo) a été harcelée publiquement (devant les chambres parlementaires) par un membre du Congrès de droite. Suite à cet acte, une campagne de dénonciation a été lancée, qui exige que l’agresseur perde au moins son mandat.

Ce fait a déjà eu d’immenses répercussions au Brésil, ce qui a amené plusieurs membres du Congrès de différents partis et courants à confirmer le degré de misogynie et de violence dont souffrent les femmes dans l’action politique.

Le mouvement de solidarité avec Isa Penna est énorme. Elle a déjà ouvert une enquête policière et judiciaire contre l’agresseur, mais il n’est toujours pas certain que le Comité d’éthique de l’Assemblée du PS, qui compte une seule femme parmi ses sept composantes, se réunisse avant février !