Je veux aider une victime de violences

Je veux aider

Vous êtes inquiet·e pour une proche, qu’elle soit une membre de votre famille, une amie, une collègue, une connaissance ? Vous souhaitez lui venir en aide mais comment faire ?

Vous avez connaissance d’une situation de violences que vit une femme. Vous en êtes témoin, ou une victime s’est confiée à vous, quel que soit le type et/ou le lieu de ces violences. 

Vous pouvez l’aider.

À éviter

Lorsqu’une victime vous raconte les violences qu’elle subit ou a subies, vous pouvez ressentir de l’incompréhension, ne pas comprendre ses réactions, les désapprouver, vous sentir dépassé·e ou mal à l’aise. Tous ces sentiments sont des réactions normales.

Toutefois, il est recommandé de ne pas de :

  • remettre en cause le récit de la victime ;
  • atténuer la responsabilité de l’agresseur ;
  • juger les choix et les comportements de la victime (elle est encore avec lui, elle dit rester pour les enfants, elle lui cherche des excuses…).
À faire

Saluer le courage de la victime à en parler, la rassurer sur le fait qu’elle a eu raison de le faire.

Déculpabiliser la victime : rien ne justifie les violences et la personne auteure est la seule responsable responsable de ses actes.

Mettre des mots sur ce que la victime a vécu et lui dire que ce n’est pas normal. Lui rappeler que les violences sont punies par la loi. Exemples : les rapports sexuels forcés entre époux, c’est du viol. Le contrôle est une violence. Les attouchements au travail sont interdits, etc.

Lui demander ce dont elle a besoin.

Orienter la victime vers des organismes spécialisés sur les violences sexistes et sexuelles

Expliquez à la victime qu’il existe des associations d’aide de victimes de violences afin de conseiller, accompagner ou poser toutes les questions nécessaires. Elle peut venir juste pour discuter avec quelqu’un de neutre, faire le point sur sa situation.

L’UFM aide les victimes de violences conjugales, sexistes et sexuelles.

Si vous le souhaitez, proposez-lui de l’accompagner.

Proposer d’accompagner la victime si elle souhaite dénoncer les faits à la police ou la gendarmerie.

Vous pouvez lui recommander de porter plainte en gendarmerie ou à la police et l’accompagner dans cette démarche.