Qui sommes-nous ?

Notre histoire

L’Union des Femmes de Martinique est une association féministe de loi 1901 fondée en juin 1944 par cinq femmes : Jane Léro, Yvette Guitteaud-Mauvois, Rosette Eugène, Désirée Maurice Huygues-Beaufond et Eudora Montredon-Clovis. 

Après la Libération, les Françaises, ayant exercé des métiers durant la 2nde guerre mondiale, aspirent à de nouvelles responsabilités. Elles veulent obtenir de nouveaux droits. Tout un champ de nouvelles conquêtes dans la lutte pour les droits des femmes s’ouvre avec l’ordonnance d’avril 1944 qui institue le droit de vote pour les femmes dans les territoires français.

En Martinique, des femmes participent elles aussi à cet élan. Le constat est là : misère physique et morale des « femmes du peuple », analphabétisme, maternités précoces et successives, absence de structure sociale pour les aider dans les soins à donner aux enfants et taux de mortalité infantile très élevé.

Jane Léro, militante communiste, entreprend avec l’appui d’Yvette Guitteaud-Mauvois d’organiser un mouvement de femmes. Le premier objectif sera d’inciter les femmes à utiliser leur droit de vote. Le deuxième est de leur donner les moyens d’élever leurs enfants sujets à la malnutrition et à l’analphabétisme. 

De 1944 à 1973

l’UFM donne la priorité au droit à la santé et à l’éducation des enfants, au développement de la personnalité martiniquaise et aux luttes sociales.

Ces préoccupations permanentes font l’objet d’actions importantes : consultations de nourrissons, pétitions pour l’application de la prime de rentrée en Martinique, mise en place de crèches, marches contre la faim, prises de position contre l’ordonnance d’octobre 1960, pour l’OJAM, dans des grèves…

De 1974 à 1997

S’ajoutent des revendications sur les transports publics (nombreuses pétitions et interventions) et les droits fondamentaux des femmes tels que : la contraception et l’avortement (campagnes d’information), la dignité de la femme (livret de famille à la mère célibataire, versement des pensions alimentaires, autorité parentale de la mère…).

De 1997 à 2004

la lutte contre les violences faites aux femmes devient le thème phare des revendications.

Nos actions permettent de briser le mur du silence qui entoure ce fléau dans tous les lieux : dans le couple, au travail, dans l’espace public, mais aussi sous toutes ses formes.

En 2000

 l’UFM créé les deux premières structures importantes pour l’accompagnement des femmes victimes de violences :

l’Espace d’Ecoute, d’Information et d’Accompagnement et le Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale :

CHRS Rosannie Soleil.

La même année, l’UFM est à l’initiative de la 1re campagne annuelle pour l’élimination des violences envers les femmes de Martinique.

Sur le plan international, l’UFM devient signataire de la Marche Mondiale des Femmes, réseau mondial d’actions de groupes œuvrant pour éliminer la pauvreté et les violences envers les femmes ; réunissant plus de 5 500 groupes participants à travers 163 pays et territoires autour d’une plateforme de revendications communes.

La solidarité internationale de l’UFM s’est manifestée tout au long de ces années.
L’association s’est mobilisée contre l’apartheid, pour aider les populations en détresse ou dénoncer l’impérialisme des Etats-Unis (Afrique du Sud, Haïti, Guadeloupe, Cuba, La Dominique, Sainte-Lucie…).

Depuis 2004

l’UFM dénonce le sexisme au quotidien, valorise le rôle des femmes dans l’Histoire, leur participation à la vie politique de notre pays, revendique la nécessité de l’approche de genre dans les politiques locales.

La prévention deviendra un axe important : dans les établissements scolaires, auprès des jeunes, dans les « quartiers sensibles » et auprès du grand public.

En 2012

Le pôle Prévention est créé.

En 2013

l’Accueil De Jour départemental voit le jour : La Maison de Solange. C’est le premier dispositif de ce type sur l’île. 

Soucieuses d’être au plus près des besoins des femmes, l’association met en place les premières permanences décentralisées à Trinité, puis dans d’autres communes

En 2017

l’UFM transforme le pôle Prévention en pôle Formation-Prévention pour répondre à une demande croissante de formations et d’interventions en milieux scolaires et professionnels.

Le 15e Congrès du 8 avril 2017 intitulé : « A l’offensive pour un mieux-être des femmes dans une société plus juste et plus solidaire ! » a défini des orientations pour trois ans. 

Notre rôle n’est pas de seulement de résister, mais d’être dans l’offensive soutenue et résolue, autour de deux axes. 

1 – Continuer à contribuer à ancrer l’égalité des femmes et des hommes et la lutte contre les violences envers les femmes dans le paysage martiniquais :

  • déconstruire les stéréotypes ;
  • transmettre nos/les valeurs féministes auprès des adultes et des jeunes en adaptant notre stratégie (communication, actions…) en les rendant plus acteurs (ex. éducation et autres) ;
  • lutter contre toutes les formes de discriminations et de violences ;
  • faire vivre la parité en politique et infléchir les politiques publiques pour qu’y soient intégrées des mesures volontaristes (interpeller les élu·es et renforcer le rôle des femmes élues) ;
  • poser des actes concrets et durables, pour un changement des mentalités ;
  • faire participer davantage les hommes à cette lutte pour l’égalité, susciter l’expression des hommes.

2 – Faire le lien entre les différentes luttes parce que toutes elles concernent les femmes

Pour des conditions de vie dignes et décentes (salaires, retraites, pour les jeunes) et environnementales correctes (santé, environnement), contre les idéologies capitalistes inégalitaires,  des femmes et des hommes mènent des actions, réagissent et agissent.

Il est important que nous y participions.

Les présidentes

1945 : Dolorès Leno épouse Louise, Jane Léro a été la principale animatrice mais était Secrétaire.  

1950 : Germaine Marie-Angélique

1960 : Renée Bocaly-De Montaigne

1973 : Solange Fitte-Duval

1993 : Yvette Ebion

1996 : Bureau collégial : Yvette Ebion, Victoire Jean-Baptiste, Léonie Nattes, Georgette Armède,  Marlène Montlouis et Lucette Poulin

1997 : George Arnauld

Depuis 2009 : Rita Bonheur

Nos missions

En tant qu’association féministe, l’Union des Femmes de Martinique s’est donnée pour mission d’œuvrer pour l’émancipation et la défense les droits des femmes. 

L’UFM se donne pour mission de défendre et de faire avancer les droits des femmes pour construire une société d’égalité entre les femmes et les hommes.

Extrait des statuts de l’UFM (article 4)

Mettre en œuvre tous les moyens nécessaires et adaptés pour assurer la défense des intérêts matériels et moraux des femmes à la Martinique, pour favoriser leur émancipation et leur plein épanouissement.

Soutenir et de défendre, les femmes victimes de violences : en tous lieux (violences dans le couple, au travail, dans la sphère publique) ; de toute forme (harcèlement  sexuel et sexiste, harcèlement moral, agressions et discriminations fondées sur le sexe, l’orientation sexuelle, racisme, xénophobie…).

Mener toutes les études nécessaires permettant une meilleure connaissance de la situation des femmes dans la société martiniquaise, afin d’être un groupe de concertation, de propositions et d’action.

Dénoncer la réalité des atteintes aux droits des femmes et sensibiliser l’opinion publique.

Contribuer à faire évoluer les mentalités dans le monde politique, économique et le social tant au niveau des instances locales, que nationales et internationales.

Défendre les droits des enfants, de la paix, du progrès social et des libertés démocratiques.

Défendre toutes atteintes faites à la représentation des femmes (publicités, blagues sexistes…).

Être une école de formation à la citoyenneté, permettant l’exercice de la responsabilité dans les différents domaines social, économique et politique.

Œuvrer au développement de la solidarité internationale, en priorité avec les autres femmes de la Caraïbe.

Nos valeurs

Nous défendons des valeurs qui rassemblent toutes nos adhérentes.

Un féminisme ancré dans notre histoire caribéenne

L’histoire du féminisme dans la Caraïbe se situe dans la continuité et la tradition des luttes des femmes en Afrique, dans la résistance des femmes esclavisées. Elle se poursuit à travers le travail forcé des travailleuses en provenance de l’Inde et toutes les autres.

La singularité du féminisme caribéen réside dans le fait qu’il se trouve au croisement des luttes et des mouvements de femmes d’horizons et d’origines multiples. Il est aussi ancré dans les luttes sociales du début du XXe siècle à aujourd’hui.

Une égalité réelle entre les femmes et les hommes

L’égalité femmes-hommes, même si elle est inscrite dans la loi française, n’est toujours pas une réalité, malgré des avancées dues aux mobilisations des féministes et leurs allié·es :

La société est toujours patriarcale dans sa structure et dans ses fondements. La domination masculine, en tant que système de privilèges bénéficiant majoritairement aux hommes, continue d’agir à tous les niveaux.

Des stéréotypes de sexe, des représentations individuelles et sociétales, des normes sociales discriminantes continuent à être véhiculés par la culture et inculquées dès le plus jeune âge.

Le rejet de toutes violences et discriminations

Nous condamnons les violences faites aux femmes. Nous soutenons et défendons les femmes victimes de violences sous toutes les formes et en tous lieux (dans le couple, la famille, au travail, dans la sphère publique).

Nous sommes plus particulièrement aux cotés des femmes qui subissent des discriminations cumulées : sexisme, racisme, xénophobie, prostitution, pornographie, orientation sexuelle et amoureuse (stigmatisation des femmes lesbiennes, bisexuelles, des personnes transgenres).

Le féminisme comme projet politique

Les femmes subissent de plein fouet les méfaits du système capitaliste. Elles en sont souvent les premières victimes : inégalités sociales, emplois précaires, bas salaires, difficultés d’accès à la santé, à des services publics de qualité, méfaits présents et à venir du non-respect de l’écologie en général, scandale et empoisonnement au chlordécone… 

Notre projet féministe est un projet politique, en ce sens nous pensons que l’égalité femmes-hommes ne doit pas être considérée comme une question à part mais bien comme une question transversale qui touche tous les domaines de la vie. 

Mais nous voulons aussi une société où chacun·e se sent bien, quels que soient son sexe, son orientation sexuelle et/ou amoureuse, son origine ethnique, sa condition physique et mentale, sa culture…

C’est la raison pour laquelle :

  • nous refusons toutes les violences sociétales ; 
  • nous nous investissons dans les luttes contre les discriminations et les inégalités de la société ;
  • nous militons pour un écoféminisme dans un territoire durement affecté par des scandales sanitaires et risques naturels majeurs.
Une éthique dans l’accueil et l’accompagnement des femmes

La conscience éthique est indispensable à la pratique professionnelle pour accompagner les femmes en difficultés, tout comme l’engagement l’est à tout acte militant pour construire une société égalitaire entre femmes et hommes.

  • Respecter la confidentialité des informations.
  • Respecter la valeur et la dignité inhérentes à chaque individu et des droits qui en découlent.
  • Respecter les choix de chacun·e, considéré·e comme acteur·trice de son propre changement.
  • Travailler en faveur de la solidarité.
  • Agir avec empathie et bienveillance dans la relation à l’autre.

L’UFM est signataire de la Charte de la FNSF (lien vers la charte) et de la Marche Mondiale des Femmes.

L’indépendance politique

Nos analyses, nos revendications et nos actions sont guidées par nos valeurs. Nous dénonçons tous les projets politiques contraires ou insuffisants en la matière, quel que soit le parti qui les défend. 

L'action

Pour un changement en profondeur de notre société, des mentalités et des représentations sociales nous croyons en l’action sur le terrain :

  • pour sensibiliser la population ;
  • pour développer la sororité et la solidarité entre femmes, et entre femmes et hommes ;
  • pour interpeller dès que nécessaire les décideurs·ses politiques et acteurs·trices sociaux et économiques.

Notre équipe

L’équipe de l’UFM se compose de militantes et de salariées.

4 bénévoles militantes, membres du bureau élues pour trois ans

Rita Bonheur

Rita Bonheur

Présidente bénévole

Marie-Josèphe Hardy-Dessources Sellaye

Marie-Josèphe Hardy-Dessources Sellaye

Trésorière bénévole

Gisèle Dérigent

Gisèle Dérigent

Secrétaire bénévole

Marie-Christine Vartel

Marie-Christine Vartel

Secrétaire adjointe bénévole

11 salariées

  • 1 responsable du pôle Accueil et accompagnement des femmes
  • 3 intervenantes sociales
  • 1 secrétaire-accueillante
  • 2 formatrices et chargées de prévention  
  • 1 chargée de communication et de projets
  • 1 responsable administrative et financière
  • 1 assistante de gestion
  • 1 agente d’entretien 

Nos espaces d’écoute

Pour qui ?

Toute femme âgée de 18 ans et plus qui rencontre des difficultés personnelles ou est victime de violences.

Elles bénéficient d’une écoute bienveillante, sans jugement, et d’un accompagnement à l’UFM. 

Ces entretiens sont totalement confidentielsgratuits et donnés dans un bref délai.

Comment ?

Nous sommes joignables sur rendez-vous par :

  • téléphone au 0596 71 26 26 (tapez 1) :
    • lundis, mercredis, vendredis de 8h30 à 18h00 ;
    • mardis de 8h30 à 14h00 ;
    • jeudis de 8h30 à 16h30 ;
    • samedis de 8h30 à 12h00.
  • e-mail : accueilfemme@uniondesfemmes-mq.fr
  • sur place à la Maison de Solange : 58 rue Isambert 97200 Fort-de-France
  • permanences d’écoute mensuelles :
    • Saint-Pierre
    • Le Carbet
    • Le Lorrain
    • La Trinité : SMPI (Cours Usine Épinette), le 3ème jeudi du mois
    • Ducos : Villa d’Éole (rue Zizine et des Étages), le 1er vendredi du mois
    • Communes du Sud : le Bus Pour Les Usagers du Sud (PLUS) de l’Espace Sud, (nous contacter pour les jours et communes de réception)
Les services mis à disposition par l’Accueil De Jour
  • Outils de communication à disposition : téléphone, ordinateur, Internet, copies
  • Domiciliation de courrier
  • Buanderie
  • Espace de répit avec accès à une douche, bagagerie,
  • Espace de détente, télévision, bibliothèque
  • Café de Solange : boissons chaudes, collations
  • Coin enfants : livres, jeux…
  • Permanences d’avocates et de notaires
Pour quoi ?

Le but est d’aider les femmes en difficultés ou victimes de violences à faire face aux situations de crise, sortir de la situation de violence, (re)prendre le contrôle de leur vie.

En savoir plus

La Maison de Solange – du nom de Solange Fitte-Duval, présidente de l’UFM de 1973 à 1993 – a vocation à être à la fois un espace d’accompagnement, de répit et d’échanges.

La Maison de Solange regroupe deux structures pour répondre à la détresse des femmes victimes de violences : l’Espace d’Écoute, d’Information et d’Accompagnement (EEIA) et l’Accueil de Jour (ADJ).

Nos intervenantes sociales, formées et qualifiées, proposent des entretiens individuels, des activités collectives animées par des intervenant·es extérieur·es, des ateliers thématiques, des permanences d’avocat·es, divers services (bagagerie, informatique, coin repas, sanitaires, coin enfants, bibliothèque…).

Historique

2000 : création par l’UFM du 1er Espace d’Écoute, d’Information et d’Accompagnement en Martinique, au 17 rue Lamartine

2012 : obtention de l’agrément Accueil de Jour (ADJ), 1re implantation à Coridon (Fort-de-France)

2014 (24 novembre) : inauguration de la Maison de Solange à Coridon (Fort-de-France)

2017 (septembre) : regroupement de l’EEIA et de l’ADJ au sein de La Maison de Solange au 58 rue Isambert à Fort-de-France

Nous contacter

Pour toutes demande d’accompagnement, d’aide ou de renseignement.

N’hésitez pas à nous contacter via le formulaire ci-contre, par téléphone ou même à passer dans nos locaux.

17 rue Lamartine
97200 Fort-de-France

0596 71 26 26

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